Le lac Magog : en kayak et en histoires

Lac Magog – Sherbrooke – Estrie

Par François Bouchard

Autrefois appelé Scaswaninepus par les Abénaquis, le lac Magog, prenant sa source du lac Memphrémagog plus à l’ouest, fut également nommé Petit lac Magog. Au début du XXe siècle, ses berges verdoyantes mêlées à la tranquillité des lieux ont favorisé l’implantation de villas estivales et d’hôtels comme le Vendôme ou le Lake Park Hotel. La bourgeoisie de Sherbrooke en a vite fait un haut lieu de villégiature en souhaitant faire une rupture devant le progrès que la révolution industrielle promettait. Les plages étaient également fort courues, comme en témoigne l’instauration d’un train spécial qui faisait la navette entre le Petit lac Magog et Sherbrooke tous les dimanches d’été. Depuis les années cinquante, les chalets et les villas, où l’on y venait pour passer les beaux jours de l’été, sont peu à peu devenus des maisons habitées à l’année. Aujourd’hui, les rives sont majoritairement privées et il ne reste que très peu, voire aucun site où s’adonner au camping sauvage. Quant aux eaux, elles sont fréquentées par des plaisanciers qui en ont fait leur terrain de jeu. Il est toutefois possible, même facile, de naviguer en kayak sur ces eaux claires. La plage municipale sur la rue du Parc est l’un des meilleurs accès au lac. Cependant, prenez note qu’une tarification de 10 $ pour le stationnement ainsi qu’une tarification d’un autre 10 $ pour la descente à bateaux sont applicables pour les résidents du 1er juin au lundi de la fête du Travail inclusivement, de 6 h à 20 h. Ces montants passent à 30 $ pour la descente à bateaux pour les non-résidents et à 15 $ pour le stationnement, toujours pour les non-résidents.dscf1617Une fois lancé, vous avez plus de dix kilomètres de liberté bleue devant vous. À votre droite, le mont Orford, culminant à 850 mètres, est facilement visible. D’ailleurs, une croyance estrienne veut que si le temps tourne à l’orage et que vous ne le discernez plus malgré sa hauteur, sortez vite du lac, car vous n’en avez plus que pour quelques minutes avant de recevoir la tempête sur la tête. Si le temps est clément et que vous décidez de pagayer le lac sur sa longueur, vous atteindrez les iles Odanak, puis le site d’observation de l’ile du Marais de Sainte-Catherine-de-Hatley. Il s’agit d’un milieu humide de plus de 65 hectares comprenant quatre kilomètres de sentiers. Jusqu’à 190 espèces d’oiseaux y sont observées, dont le grand-duc d’Amérique, la petite buse, le grand héron et le pic mineur. Ce lac, bordé par le village de Sainte-Catherine-de-Hatley dans sa portion plus au sud, est donc d’une richesse insoupçonnée. Il fait sans contredit partie des trois lacs d’importance de la région, avec le lac Memphrémagog et le lac Massawippi.

 

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