Camping au lac La Pêche

Lac La Pêche – Sainte-Cécile-de-Masham – Outaouais

Une amie française, que j’avais connue plus tôt dans l’année en France, et moi avions convenu de nous retrouver à Ottawa pour une fin de semaine de camping en septembre. Arrivé directement de Sherbrooke le vendredi en milieu d’après-midi, j’étais ravi de la revoir dans la capitale canadienne pour cette aventure de trois jours. À bord de mon Jeep TJ décapotable, nous sommes partis à l’assaut des routes sous un chaud soleil, sans même connaitre notre destination ni où nous dormirions ces deux prochaines nuits. Rapidement, nous avons été freinés dans notre élan par une congestion monstre en voulant sortir d’Ottawa. Près d’une heure plus tard, nous roulions à nouveau sans direction précise. Nous avons roulé ainsi quelques heures, tournant parfois à droite, parfois à gauche, sans trop savoir ce qui se retrouverait devant nous au prochain tournant. Après avoir passé une nuit non loin de Springtown et avoir gravi le Calabogie Peak en Ontario, nous remontions cette fois plus au nord pour retrouver le Québec. C’est ce que nous avons fait quelques heures plus tard en passant par le village de Portage-du-Fort. De là, nous sommes ensuite passés par Bristol, Shawville, puis par des chemins agricoles tranquilles mais sans indications. Malgré tout, notre destination se dessinait devant nous : le lac La Pêche. La végétation était abondante, le calme régnait, la nature s’offrait littéralement à nous.

À notre arrivée, nous y avons loué un canot pour nous rendre sur notre site de camping situé tout juste de l’autre côté du lac. Avant d’entreprendre notre traversée, nous avons fait le plein d’énergie, assis au bout d’un petit quai de bois, en profitant de cette chaude journée et des rayons du soleil frappant le lac bleu et calme. Une fois bien repus, mon amie et moi avons pris place dans notre embarcation et avons donné nos premiers coups d’aviron. Déjà, ça n’allait pas. Alors que nous souhaitions nous diriger à gauche, le canot nous amenait à droite. Nous avions beau modifier notre façon d’avironner, rien n’y faisait. Nous nous sommes rapidement retrouvés en plein centre du lac à faire des cercles. C’était n’importe quoi! Ni elle ni moi n’avions déjà mis les pieds dans un canot. Je me disais que ça ne pouvait pas être si difficile de manier une telle embarcation, mais visiblement, pour nous, ce l’était. Tout en faisant des ronds de plus en plus vers la droite du lac, en croisant et en saluant par moment des gens au passage qui, eux, allaient bien droit, je ne voyais pas que derrière moi, l’eau montait. C’est après une bonne demi-heure que je me suis aperçu, en me retournant en trouvant qu’il y avait abusivement de l’eau dans mes souliers, que nous prenions carrément le fond! Mon amie croyait qu’elle n’avait juste pas de talent pour avironner et qu’elle faisait entrer de l’eau à chaque coup d’aviron. Quand même! Étant encore loin de notre destination, nous avons décidé de rebrousser chemin et de changer d’esquif. Avant qu’il ne soit trop tard, il était vraiment temps d’apprendre à manœuvrer cette damnée chaloupe avant de sombrer. J’ai bien pensé un moment que je devrais me jeter dans le lac pour tirer le canot avant qu’il ne coule tellement il se gorgeait d’eau rapidement. Tout juste avant d’accoster, j’ai découvert quelque chose : nous avancions à reculons depuis le début! Nous avons finalement réussi à atteindre la rive, à changer de canot, et même à l’avoir gratuitement. La cause? Une bande de fibre de verre d’environ 6 pouces par 1 poucedscf0099 vers l’arrière était percée et l’eau s’infiltrait par là! Vers 16 h 45, nous pouvions repartir, cette fois le nez devant, en étant certain que notre canot flottait bien, car nous l’avions laissé sur l’eau un moment pour nous assurer qu’il était étanche. La navigation reprise, en moins de vingt minutes nous avions trouvé notre terrain de l’autre côté du lac. Nous nous sentions vraiment en pleine forêt, loin de tout. Après avoir monté la tente, nous sommes retournés en canot, cette fois pour profiter des chauds rayons de fin d’après-midi sur une plage improvisée de l’autre côté du lac. Plus tard, un gros feu faisait gentiment sécher nos souliers et plusieurs morceaux de linge. À 23 h, nous nous sommes couchés! La nuit fut paisible, mais déjà le lendemain midi, nous devions plier bagages pour retrouver Ottawa. L’objectif était donc atteint : faire découvrir à mon amie les beautés de cette vaste nature sauvage canadienne.

Par François Bouchard

 

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