Dormir en forêt, même en automne

L’automne, avec son temps plus frais, est de retour depuis quelques semaines déjà, mais les campeurs sont toujours aussi nombreux dans le parc national du Mont-Orford à contempler de multiples façons l’étalement des belles couleurs.

Il est vrai que les amateurs de sorties plein air ont connu jusqu’à présent un automne très ensoleillé, chaud, et peu pluvieux. Ces conditions ont grandement facilité la pratique d’activités extérieures telles que la randonnée pédestre et le camping. C’est justement ce que propose le parc national du Mont-Orford ces jours-ci avec la Flambée des couleurs qui se poursuit. Ces deux activités nous permettant d’être en contact direct avec la nature peuvent aisément se lier pour bien profiter du changement de saison qui se dessine. Cependant, pour les pratiquer, il est nécessaire de posséder un équipement un peu plus sophistiqué qu’en été, car la température la nuit peut avoisiner le point de congélation et les écarts de température sont fréquents. «Les gens qui viennent camper sur nos terrains sont en général très bien équipés, plus que ceux qui viennent camper l’été, et ce sont surtout les 35 ans et moins qui occupent les sites», explique Mme Brigitte Marchand, directrice des parcs nationaux du Mont-Orford et de la Yamaska pour la SÉPQ, elle-même passionnée de plein air.

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Alors comment se préparer à passer la nuit en tente l’automne tout en étant confortable? Tout d’abord, un bon sac de couchage trois saisons qui conserve la chaleur jusqu’à -10 °C est la base du confort. Vient ensuite l’élément qui permettra de créer une barrière entre le sol et le sac de couchage : le matelas de sol. Qu’il soit autogonflant ou en mousse, il ne fait pas que rendre la nuit plus douillette, il est un indispensable pour contrer l’humidité en provenance du sol.

Il est également conseillé d’apporter des piles de rechange lors des longs séjours. En effet, le froid tend à décharger les réserves d’énergie des appareils tels que les cellulaires, appareils-photo ou lampes frontales. Une alternative serait de conserver les piles dans une poche sous son manteau le jour et dans son sac de couchage la nuit. Par ailleurs, bien que l’automne 2014 laisse tomber jusqu’ici peu de précipitation, il est important de savoir que si la tente est rangée alors qu’elle était toujours humide, il faudra la sortir de son sac de rangement une fois à la maison pour qu’elle sèche entièrement. Si cette étape est omise, de la moisissure pourrait apparaître, ce qui compromettrait la vie utile de la tente.

Il est toutefois possible de camper dans le parc du Mont-Orford sans avoir à penser à tout cela. Le parc offre en effet plusieurs types de campement, allant des trois refuges en montagne aux cinq chalets nature, en passant par les nombreuses tentes Huttopia chauffées, en plus des 335 sites de camping traditionnels seulement dans le secteur du Lac-Stukely. «Toutes ces offres font du parc du Mont-Orford l’un des plus achalandés au Québec», relate Mme Marchand.

Un amateur de plein air de la région de Montréal venu passer le week-end à l’ombre du mont Orford, loin du brouhaha de la ville, avait les mots justes pour dire comment font les gens pour s’adonner au camping, même l’automne : « Il n’y a pas de mauvaises températures, il n’y a que des gens mal habillés. » Une expression que l’on entend parfois à notre attitude, qui vaut aussi pour le bon équipement à apporter.

Par François Bouchard, Reflet du Lac, 2015

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