XMAN 2013 : un coureur s’exprime avec sa plume et ses mollets

Le récit qui suit pourrait être celui de quiconque a participé à la première édition de la course en montagne avec obstacles XMAN. Une première édition qui a déjà fait des petits, car on annonce que la course sera de retour en mai 2014, cette fois à Sutton.

Les organisateurs avaient des idées de grandeur en organisant leur course à obstacles de 7 km au mont Orford. Et des obstacles, il y en avait. Environ 28 au total, plus intéressants les uns que les autres. Voici donc comment se déroulait le parcours endiablé du XMAN 2013 — la course à faire avant de mourir, disait-on.

Un peu avant mon départ de 11h, je prends place dans le corridor de départ en compagnie d’environ 250 autres personnes gonflées à bloc et prêtes à s’enfoncer dans les bois pour affronter les obstacles qu’on nous avait préparés. Le départ est donné et les coureurs prennent rapidement d’assaut la montagne. Une bonne montée puis on redescend et c’est vite la baignade dans la boue en rampant sous les barbelés. Tout de suite après viennent les balles de foin suivies d’une saucette dans un bassin. Rafraîchissant comme départ. Nous repartons ensuite en direction du sommet où il est difficile pour plusieurs de maintenir le pas de course dans les interminables côtes. Ils se résignent donc à marcher le temps que le terrain se fasse plus plat — j’ai fait partie de ceux-là à quelques reprises. Pour ma part, choix douteux pour une course à obstacles, j’avais une gourde à la main, mais de nombreuses personnes assoiffées avaient hâte de rejoindre le premier point d’eau pour s’y abreuver enfin. La suite du trajet se passait grandement sur un sentier étroit plus technique où il était facile de trébucher ou bien de se tordre une cheville. Certains en ont d’ailleurs fait la douloureuse expérience. Malgré tout, le couvert d’arbres aidait les participants à rester au frais. Tout comme l’était l’obstacle suivant où nous avons dû marcher sur un fil de fer et sauter à l’eau au beau milieu de l’étang pour enfin revenir au bord et reprendre notre chemin.

XMAN

Quelques obstacles et montées plus loin, la fin était toute proche. L’adrénaline et l’énergie retrouvées à la vue des spectateurs, le pas s’accélérait et les dernières épreuves se dressaient devant nous. Celles-ci consistaient respectivement à glisser, ramper dans l’eau dans des tuyaux et passer entre deux barils. Celles-ci complétées, sous les applaudissements des spectateurs, le fil d’arrivée était à portée de mains, trop tôt me suis-je dit. Trempé, vidé, mais comblé, je me suis vu offrir une bière et féliciter par un bénévole et une autre m’a remis une médaille avec le sourire. Le parcours était complété et je me suis dirigé à la borne de rinçage. J’ai pu y constater les éraflures aux genoux et aux coudes que je me suis faites en cours de route. Mais comme j’ai entendu pendant la journée de la part d’un participant : «Ce ne serait pas un XMAN si on n’était pas écorché un peu.»

Après coup, je n’avais que des bons mots à l’esprit pour les organisateurs de cet événement qui a attiré près de 4000 coureurs et coureuses de partout au Québec et bien au-delà. Plus de deux semaines ont d’ailleurs été nécessaires pour installer tous les obstacles afin qu’ils soient prêts pour le grand jour. Les organisateurs et les bénévoles ont vraiment tout donné pour que cette course soit une réussite, et au nom de ces milliers de participants ainsi qu’en mon nom, je vous dis «mission accomplie»!

Par François Bouchard, Reflet du Lac, 2013

Crédits photo : Marco Bergeron

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